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Remontées acides pendant la grossesse : comment les soulager naturellement ?

Deux heures du matin, ma deuxième grossesse : assise dans le canapé, parce que m’allonger me brûlait la gorge. Dans cet article, je te raconte les causes de ces remontées acides, les habitudes qui ont tout changé chez nous et ce que ma sage-femme m’a répondu. On commence par comprendre pourquoi ça remonte.

Ce qu’il faut retenir

  • Deux causes qui se cumulent : la progestérone relâche le sphincter de l’oesophage, et le bébé qui grandit ajoute une pression sur l’estomac.
  • Des repas plus petits et plus fréquents dans le jour valent mieux qu’un dîner trop copieux, premier déclencheur du reflux.
  • La tête du lit surélevée de 10 à 15 cm : le geste le plus efficace de toute ma grossesse.
  • Deux à trois heures entre le dernier repas et le coucher, sans exception.
  • Rien sans avis : antiacides, tisanes et huiles essentielles se valident avec le médecin, la sage-femme ou le pharmacien.

Pourquoi les remontées acides sont-elles fréquentes pendant la grossesse ?

Chez moi, ça a démarré à la fin du premier trimestre, bien avant que le ventre ne se voie. Je mettais ça sur le compte des nausées du début de grossesse. En réalité, la progestérone détend les muscles lisses du corps entier, sphincter de l’oesophage compris. Ce petit muscle ferme moins bien, la production d’acide continue, et les sucs gastriques remontent.

Le deuxième facteur arrive plus tard. L’utérus prend de la place, bébé appuie sur l’estomac et la vidange ralentit. Les hormones freinent tout le système digestif, donc les aliments restent plus longtemps au même endroit. Voilà pourquoi le reflux gastro-oesophagien devient plus fréquent au troisième trimestre de grossesse, quand tout pousse vers le haut.

Entre 30 et 50 % des femmes enceintes connaissent ces brûlures d’estomac à un moment de leur grossesse. Non, ces remontées acides ne sont pas dans ta tête, et tu n’y es pour rien : ni ton alimentation, ni ta façon de vivre ta grossesse ne sont en cause. C’est mécanique, et ça s’arrête à la naissance.

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Le petit truc en plus

Garde des biscottes ou quelques amandes sur ta table de nuit. Un estomac totalement vide entretient l’acidité : deux bouchées avant même de te lever, et le reflux du réveil passe souvent inaperçu.

Quels sont les symptômes des remontées acides chez la femme enceinte ?

Pendant ma grossesse, la sensation partait du haut de l’estomac, montait au niveau de la gorge, parfois jusqu’à la bouche, avec ce goût acide qui traîne une heure. Les brûlures d’estomac se réveillent surtout la nuit et après un repas riche. J’ai eu aussi des maux moins évidents : toux sèche au réveil, voix enrouée, impression d’avaler de travers.

Ces signes reviennent par vagues, plusieurs fois dans la semaine, et ils sont d’autant plus fréquents que la journée a été longue. Un exemple : mes pires nuits suivaient les jours où j’avais sauté le déjeuner. L’estomac vide, puis un dîner avalé en dix minutes, et les reflux gastriques faisaient le reste.

Attention quand même à ne pas tout mettre sur le dos du reflux. Des vomissements répétés, des douleurs qui ne passent pas, une perte de poids : ça sort du cadre des brûlures d’estomac ordinaires. Ma sage-femme a été directe le jour où je lui ai décrit mes nuits : « Mangez lentement, évitez les repas trop copieux, et ne vous allongez pas dans l’heure qui suit. »

Comment prévenir les remontées acides pendant la grossesse ?

Adapter son alimentation

En début de grossesse, je n’avais rien remarqué. Il m’a fallu trois semaines pour repérer mes déclencheurs, et je suis tombée de haut : ma tisane de menthe du soir et mon carré de chocolat faisaient plus de dégâts que la sauce tomate. Le principe qui a marché contre mes remontées acides et mes brûlures d’estomac du soir : manger moins à chaque fois, mais plus souvent, en mâchant lentement.

Les aliments riches en graisses restent les pires, parce qu’ils ralentissent la digestion et prolongent la pression dans l’estomac. Les aliments très acides, eux, irritent un oesophage déjà sensible. Voilà ce que j’ai retiré de mon alimentation, et ce que j’ai mis à la place. Prévenir les crises passe surtout par là : savoir quels aliments déclenchent le reflux chez toi, puis éviter ceux qui reviennent chaque fois.

Aliments retirés Ce que j’ai mis à la place
Café et boissons gazeuses Eau plate, tisane de mélisse tiède
Plats riches en graisses, fritures Légumes vapeur, poisson blanc, riz
Agrumes et jus d’orange du matin Banane, poire, compote sans sucre ajouté
Chocolat et desserts du soir Deux carrés en début d’après-midi
Épices fortes, sauces piquantes Herbes fraîches, curcuma doux

La feuille de conseils remise à la maternité tenait en deux lignes : « Évitez les plats gras et les agrumes, mangez plus tôt le soir. Consultez si les brûlures persistent. » Rien de révolutionnaire, mais scotchée sur le frigo, elle aide. Certains aliments passent d’ailleurs très bien le midi et déclenchent tout le soir.

Côté boisson, je prenais de petites gorgées entre les repas plutôt que pendant. Boire un grand verre d’eau en mangeant remplit l’estomac et favorise la remontée du contenu gastrique. Ce détail m’a demandé du temps, parce que j’avais soif en permanence, et il a fallu réapprendre à manger sans mon verre à portée de main.

Adopter de bonnes postures

Le geste qui a le plus changé mes nuits ne coûte rien : surélever la tête du lit de 10 à 15 cm, avec deux vieux annuaires sous les pieds du sommier. Pas un oreiller de plus, qui plie la nuque et augmente la pression sur le ventre. Cette position légèrement inclinée limite le reflux nocturne et les brûlures d’estomac de fin de nuit.

J’ai aussi appris à laisser deux à trois heures entre le dîner et le moment de m’allonger. Et j’ai rangé mes pantalons trop serrés à la taille au profit de vêtements amples. Un élastique qui comprime l’estomac en fin de grossesse, avec bébé qui prend toute la place, ça se sent tout de suite. Mieux vaut dix minutes debout à ranger la cuisine que le canapé juste après l’assiette.

Pratiquer une activité physique légère

Vingt minutes de marche après le dîner, presque tous les jours : de tous les conseils reçus, c’est celui qui a le mieux fonctionné. Marcher peut aider l’estomac à se vider, alors que la position allongée favorise l’acidité. Le yoga prénatal de ma deuxième grossesse m’a fait du bien aussi, à condition d’éviter les postures tête en bas.

Rien d’intensif, surtout : le but n’est pas de transpirer mais de garder le système digestif en mouvement. Les femmes enceintes que je croisais à la piscine prénatale disaient toutes la même chose, l’eau soulage le dos et l’estomac en même temps. Vingt minutes suffisent pour éviter une nuit blanche.

Quels remèdes naturels pour soulager les remontées acides ?

Les tisanes apaisantes

C’est là que j’ai fait ma plus belle erreur : ma tisane de menthe poivrée du soir, que je croyais inoffensive pendant la grossesse. Elle est déconseillée au premier trimestre parce qu’elle agit sur la musculature utérine, et elle détend justement le muscle qu’on veut voir bien fermé. La réglisse aussi est à écarter : sa glycyrrhizine favorise l’hypertension et la rétention d’eau.

Ce qui m’a fait du bien : la mélisse tiède, la camomille matricaire, un peu de gingembre râpé quand les nausées revenaient. Franchement, les listes de plantes autorisées pendant la grossesse changent d’une source à l’autre, et c’est déroutant. Je demandais avant de boire quoi que ce soit de nouveau, et c’est le seul réflexe que je te transmettrais sans hésiter.

Les huiles essentielles

J’avais un flacon de citron et un de basilic dans mon placard, et j’ai bien fait de demander avant de m’en servir. Les huiles essentielles sont proscrites pendant les trois premiers mois de grossesse, sauf accord médical : le placenta laisse passer beaucoup de choses à ce stade. Ma pharmacienne a refusé net, et elle a eu raison.

Passé cette période, certaines s’utilisent très diluées, sur de courtes durées, jamais par voie orale sans validation. Je n’ai pas assez de recul pour te dire laquelle agit sur le reflux gastrique : ce n’est pas mon rôle, c’est celui d’un professionnel de santé formé à l’aromathérapie. Une huile essentielle n’est pas une tisane.

Les plantes médicinales

Le mot « naturel » m’a longtemps rassurée à tort. Une plante médicinale agit comme des médicaments classiques, avec ses effets et ses contre-indications, et la grossesse change complètement la donne. Les produits vendus en vrac n’indiquent presque jamais le dosage réel, ce qui rend l’automédication hasardeuse.

Mon garde-fou est simple : rien n’entre dans mon corps sans que le médecin, la sage-femme ou le pharmacien ait dit oui. Ça m’a évité deux ou trois bêtises, dont un sirop digestif censé calmer le reflux et bourré de réglisse. Savoir dire non à une bonne intention, ça s’apprend aussi pendant la grossesse.

Quand consulter un professionnel de santé ?

Si les brûlures d’estomac persistent malgré tous ces changements, il n’y a rien à prouver : prends rendez-vous. J’ai attendu trois semaines de nuits hachées avant de parler de ces remontées, et c’était trois semaines de trop. Le reflux gastro-oesophagien (RGO) se traite très bien, et il existe des médicaments compatibles avec la grossesse.

Les antiacides ne se prennent pas au hasard : certains conviennent à la femme enceinte, d’autres non, et l’automédication reste déconseillée pendant les neuf mois de grossesse. Mon médecin m’a prescrit des antiacides en sachets à prendre après les repas, et le soulagement a été net en deux jours.

Il faut aussi savoir que des reflux gastriques très installés finissent par abîmer l’oesophage. C’est important d’en parler tôt plutôt que de serrer les dents : la prise en charge est simple et les solutions existent. Un médecin ne te trouvera jamais ridicule de consulter pour des brûlures d’estomac.

Conseils clés pour une grossesse sereine

Comme chaque article de ce carnet, celui-ci part d’un truc vécu. Ce que je retiens de mes deux grossesses, c’est que les petits changements d’habitudes ont fait plus que n’importe quel remède miracle : manger moins et plus souvent, dormir la tête haute, marcher un peu le soir. Loin de moi l’idée d’avoir la solution universelle.

Mon grand m’a demandé un soir pourquoi je dormais « assise comme mamie ». J’ai ri, et j’ai gardé les annuaires sous le sommier jusqu’au dernier jour. Mes reflux ont disparu le jour de la naissance de mon bébé, comme ces maux de grossesse dont personne ne parle. J’espère que cet article t’aura donné des pistes contre ces brûlures qui volent des nuits. Et toi, qu’est-ce qui t’a aidée à soulager tes remontées acides ? Raconte-moi en commentaire.

Camille
Écrit par
Camille ♥
Fondatrice de Maman Connect · Maman de deux loulous

Maman de deux loulous, je partage ici notre quotidien de famille : nos astuces, mes recettes testées par des enfants difficiles, et les ratés aussi. Sans filtre, et sans injonction.

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